Grâce à mon père (le faux, enfin le vrai mais pas vraiment, bref : Made quoi, ou Balou), je vais enfin me lancer dans la pseudo-écriture d'un nouvel article. Enfin il faut que je me dépêche tout de même, Prison Break commence dans moins de dix minutes, ouh oulala ouh ouh...
Alors Carlos, mon père, ou les deux ?
J'opte pour les deux et pour se faire je vais devoir également parler de ma vie, comme ça tout le monde sera content. N'est-ce pas Vivi ?
Bref, tout a commencé un jour de février, où je me trouvais dans un bus qui traversait Paris de long en large. Je ne vais pas vous raconter tout mon séjour dans la capitale avec le même sens du détail que Alejo Carpentier dans le texte qu'on a étudié en espagnol parce que sinon on est pas sortis de l'auberge, ou plutôt du train... Bref. J'étais donc assise à côté de ma Bibiche, nous discutions gaiement de tout et de rien, ou plutôt de rien je ne me souviens plus (ça remonte à l'achat de mes escarpins vernis -que je ne mets que très rarement-, comprenez, ça fait un bout), quand nous nous sommes intéressées aux deux freluqués que nous avions devant nous. Nath et Made (j'ai l'impression de parler d'un temps qui n'a jamais existé, c'est trop bizarre, comme si je parlais d'un bouquin que je n'ai pas lu -comme Jacquot mais faut pas le dire !-, ou quelque chose comme ça). Nous avons commencé à nous taper un trip de malade. Nath et Made étaient mes parents, ingrats, vils et totalement barrés, des cas sociaux, Made un alcoolique qui se tapait la voisine qui ne était autre que ma femme. Allez comprendre le pourquoi du comment si vous voulez, personnellement ce n'est pas ce qui m'intéresse.
[Oups Prison Break commence, je vous laisse, à tout à l'heure !]
Bon Michael fait du gros n'importe quoi, le fils de Lincoln a failli se faire décapiter, Mahone est sorti de Sona et ils font chier à ne mettre qu'un seul épisode chez M6, donc reprenons voulez vous.
Nous avons eu ce trip dans ce bus et depuis c'est resté. Ca va bientôt faire un an que j'ai une autre maman et un autre papa que j'aime énormément (ouh lala ouh ouh). Le plus étrange c'est que malgré leur divorce, nous sommes restés une petite famille, toujours aussi zarbi, mais une famille quand même.
Bon quand je vais chez mon père il m'arrive des trucs plutôt insolites (ou pas). Je sais que vous voudriez bien savoir de quoi il s'agit mais je pense que par soucis d'éthique il vaut mieux que je ne vous en dise pas plus. Disons simplement que je m'amuse énormément avec mon père , qu'il m'incite à une certaine forme de débauche (ne dis pas le contraire, l'autre jour tu t'en vantais), que c'est la première personne que j'ai voulu contacter à l'annonce de la mort de Carlos (ça y est, je l'ai placé le bonhomme) et que j'aime lui faire recracher son coca quand je lui fait remarquer les pseudos de nos compatriotes...(enlève ton masque Papa).
Bref Papa : « assié-toi, détends-toi, fais comme nous, joue au sims ».
Bon alors le truc dont je voulais aussi vous parler, c'est l'imcompréhension face à la compréhension de certains écrits de certains de mes congénères. Je m'explique (oui vous ne rêvez pas, je vais tenter d'expliquer quelque chose, contrairement à ce que j'ai l'habitude de faire en ce moment, c'est-à-dire éviter tout éclaircissement). Je viens d'aller visiter le blog d'un des individus les plus compliqués que je connaisse (ceci est vite dit cela dit) et je suis tombée sur un de ces articles qui résument très bien la complexité et la négation de notre monde mais qui, en somme, ne fait pas avancer le smilblick. A la limite qu'on ne donne pas de solution ce n'est pas ce qui me dérange le plus, ce qui me gêne c'est la réalité à laquelle je me retrouve confrontée en lisant ça : il n'y a pas de solution. Je viens de m'en prendre plein la gueule. Société de consommation, désinformation, désintérêt de la jeunesse, manque de perspectives d'avenir, bordel général, désidentification, monde de paumés... Après avoir digéré ce flot de problèmes et d'embarras de notre monde, l'indigestion arrive : et moi dans tout ça ? Je me situe où ? Puis-je encore me chercher une place alors que rien ne sert plus à rien ? (oui je sais, je devrais m'en tenir à des problèmes plus terre à terre, mais ça reviendrait au même au bout du compte et j'ai envie ce soir de faire partarger -ou pas- mon mal-être, sorry)
Ca me rappelle notre prof de philo l'autre jour. Il nous disait que de son temps le CDI de son lycée n'était pas plus grand qu'une salle de classe, qu'il ne devait y avoir qu'une centaine de livre en tout et pour tout et que les élèves guêtaient les dates de retour tellement ils avaient une soif d'apprentissage, de découverte. L'information aujourd'hui est telle qu'en un clic de souris on peut avoir accès à tout, et il s'étonne qu'on ne passe pas plus de temps dans le CDI « qui regorgent de livres ». Justement c'est peut-être ça le problème. Je ne vais pas aller jusqu'à dire qu'on a trop de bouquins et qu'ils faudrait en brûler au moins la moitié pour que les élèves actuels soient plus intéressés, non, ô grand jamais. J'admire la diversité des ressources culturelles que nous avons, mais ce que je veux dire c'est qu'on est noyé sous une masse de possibilités de s'informer sur tout et n'importe quoi et que finalement cela nous donne plutôt envie de fuir que d'apprendre. Prenez un enfant en bas âge, on lui donne un jouet il est content, on lui donne deux jouets il est content, mais on lui met à disposition une cinquantaine de jeux d'un coup, il ne sait plus vers quoi se tourner, joue rapidement avec ceux qui sont les plus proches de lui puis il arrête. Je ne sais pas si mon exemple est réellement convainquant, mais vous voyez ce que je veux dire.
Je ne souhaite pas recréer ce genre d'écrit qui résume sans avancer, même si c'est ce que je semble faire, mais je veux juste vous faire part de ma pensée actuelle, de plus en plus grandissante.
En conclusion : oubliez ce que je viens d'écrire, ou alors réflégissez-y, de toute façon dans un cas comme dans l'autre vous en serez toujours au même point.
Pour finir sur une note de banalité, j'ai besoin d'un peu de folie dans ma vie, que me conseillez-vous ?
PS : article baclé et peu clair comme d'habitude, vous m'excuserez.